Retrahant, Ere impériale


 
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 Aux frontières

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Mandred Thän
Pourquoi j'ai choisi la frontière ?!
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MessageSujet: Aux frontières   Ven 2 Avr - 20:49

La nuit était tombée depuis longtemps sur la baronnie d'Aibrechène et la lune baignait de sa clarté la forteresse de Daermon. Cependant la nuit n'était pas aussi reposante qu'elle pouvait le sembler au premier abord. Dans la salle de réunion un grand feu ronflait et de nombreux conseillers, capitaines et représentants des villages voisins siégeaient là, malgré l'heure tardive, et discutaient avec inquiétude de la journée précédente.

Assis en bout de table, Mandred lisait les parchemins envoyés des quatre coins de sa baronnie sans prêter attention aux discussions. Des cernes marquaient profondément le contours de ses yeux et la fatigue se lisait sur son visage. Des barbares avaient de nouveau lancé un raid contre ses terres. Sans doute la mort dernière de son père, le défunt baron d'Aibrechène, leur avait-elle fait pousser des ailes.

Ce qui était plus inquiétant en revanche, c'était les rapports selon lesquels ils avaient lancé des attaques similaires au nord de l'Empersiste et plus loin dans les terres du duché d'Ousbre. L'on n'avait pas connu pareille ardeur depuis les jours sombres...

Les discutions commençant à gagner en force et en véhémence, le jeune homme releva la tête et prit parole :

"Mes sieurs du calme !"

Le silence revient instantanément.

"Les rapports permettent d'établir qu'au moins trois hameaux ont été pillé et brûlés. Nous sommes sans nouvelles de deux autres à l'Ouest et plusieurs récoltes ont disparu dans les flammes. De plus la porte sud de la cité a été gravement endommagée par les tentatives d'attaques ennemies. "

Dévisageant chaque homme présent, il reteint une colère naissante, et poursuivit :

"Je veux qu'une missive soit envoyée au duc d'Ousbre. Il est temps pour lui de justifier notre vassalité. Quant à moi, je vais me rendre dès à présent à Ephyne pour exiger des renforts et un apport financier pour garder les frontières sous notre contrôle. Vu l'audace des barbares ils ne pourront ignorer notre demande d'aide, sans quoi Ephyne elle-même verra bientôt camper des païens sous ses murs."

Ceci dit, le baron ajusta sa cape sur ses épaules et prit congé. Arrivé à la porte il se tourna vers le capitaine de la garnison de Daermon : "Faîtes réfugier les paysans dans l'enceinte de la forteresse et faîtes des réserves de nourriture en mon absence. Je veux aussi que la porte soit réparée. Si ces barbares reviennent il ne sera pas dit que nous ne sommes pas prêt."
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Ywellyn Aldradan
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MessageSujet: Re: Aux frontières   Dim 4 Avr - 9:48

"Nous allons demander de l'aide à la capitale. S'ils ont assez d'or pour financer le couronnement de ce... gueux d'Orilly, ils sont assez riches pour partager avec nous. Tu dois aller à Ephyne, insistes sur la menace qui pèse sur l'Empire, montres leur que tu te soucies de leur pouvoir et que tu es prêt à le défendre de ta vie. Ce genre de déclarations va leur plaire.
Et n'oublies pas les formules habituelles : serment de loyauté, vassalité, respect et toutes ces hypocrisies qui siéent à ces dits-nobles. Si tu les flatte bien, ils t'accorderont sûrement ce que nous recherchons.

-Je ne serai pas le premier à aller leur demander assistance. Il faudrait que la menace soit bien plus grande pour qu'ils consentent à nous aider et ce n'est pas ce petit raid qui va..."

Le Baron s'arrêta un instant et réfléchit. Croisant le regard de son père, il vit que celui-ci avait déjà tout compris et qu'il n'avait fait que le pousser à aller dans son sens. Le Baron reprit.
"Père, vous croyez vraiment que si les barbares avaient été plus nombreux, les Ephynois nous enverraient des renforts ?

-Pas des renforts, je ne pense pas que ces bâtards accepteraient de se séparer de leur petite garde personnelle, plus probablement une aide financière. Tu dois leur faire comprendre une chose : Si les barbares continuent leur avancée, ils arriveront tôt ou tard à Ephyne et là, leur armée seule ne les retiendra pas.
Quoiqu'il arrive, ils seront obligés d'aider les cités frontalières. S'ils nous abandonnaient, notre loyauté et celle de beaucoup d'autres fiefs à leur égard risquerait de disparaître. Nous nous allierions alors entre nous et notre fédération deviendrait la plus grande force militaire de l'Empire. Et ensuite... Que nous résistions ou non, leurs têtes tomberaient. De la main des barbares ou de la notre.

-Encore faudra-t-il qu'ils le croient. Je ne suis pas sûr qu'ils...

-Crois moi, fils. Je connais ce genre d'individus. Ils ont un pouvoir et ils ne cherchent qu'à le conserver. S'il y a bien une chose à laquelle ils pensent dehors de savoir quand sera servi leur prochain repas, c'est comment garder ce pouvoir qui leur a été donné. Après cette piètre distraction que nous a donné le comte de Sanilve, ils auront envisagé la possibilité que plusieurs cités s'allient pour prendre la Capitale.
Non, sois-en sûr, ils aideront les frontaliers et nous en particulier. Ils feront tout pour ne pas risquer une révolte.

-Je partirai voir les Ephynois d'ici quelques jours. Je leur dirai que mille envahisseurs ont attaqué nos murs et que nous les avons repoussés à grand-peine. Après tout, j'ai toute une cité et plus de mille soldats prêts à jurer qu'ils ont combattu une légion entière d'ennemis. Ils n'auront aucune raison de ne pas nous croire.

-Très bien. En attendant je vais aller former une troupe pour t'escorter. Le groupe que j'ai rassemblé hier est parti ce matin, conduit par Valerian Ybara. Tiens, à propos de lui, savais-tu que sa mère..."

Les deux hommes parlèrent des ragots de la ville et règlèrent quelques affaires courantes puis se séparèrent pour préparer le voyage vers Ephyne.
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Ywellyn Aldradan
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MessageSujet: Re: Aux frontières   Dim 4 Avr - 14:18

Le soir, un homme en sueur demanda à voir le Baron d'Iida car il lui apportait un message 'important'. Le seigneur le reçut, lut le message puis congédia le messager.

"Père, je crois qu'il faut annuler mon voyage à Ephyne. Les barbares attaquent de nouveau Daermon, et en nombre cette fois. Visiblement, la ville ne tiendra pas longtemps sans soutien. Nous devons aller l'aider. La perte de cette baronnie conduirait les barbares droit sur nous, autant les combattre hors de nos terres. Mais pour ça nous devons nous dépêcher.

-Si tu gagnes, ce seigneur aura une dette envers nous... Oui, ce peut être une bonne idée. Mais je dois informer Ephyne et le Duc d'Ousbre que leur aide se fait réellement attendre. Je ne veux pas que nous restions seuls à défendre cette ville. Les messagers partiront à l'aube.

-Nous règlerons les détails politiques plus tard. Pour l'instant il est vital d'arriver en Aibrechêne avant que les barbares ne détruisent les portes et incendient la ville. Je vais rassembler les hommes, nous irons par le Lac. En évitant le détour, nous gagnerons plusieurs jours et les hommes pourront se reposer sur les navires. J'espère juste que nous pourrons faire monter tout le monde à bord."

Les réguliers furent tirés du lit par la milice et sommés de se s'équiper promptement. Des réserves et du ravitaillement furent trouvés et chargés sur des chariots. En moins de deux heures, tous étaient prêts.

La colonne s'élança à la lumière des torches vers les rives du grand Lac d'Elliam. Arrivés à l'unique port lacustre de l'Iida, les pêcheurs furent réveillés et durent se préparer à faire appareiller leurs bateaux. La troupe se chargea sur les embarcations hétéroclites. La place manquait mais tous les soldats réussirent à embarquer. On laissa cependant une partie du ravitaillement à quai avec quelques miliciens qui devaient rapporter cet excédent à Edalwyn. Les amarres furent larguées, et suivant les rayons du soleil levant, la flottille partit vers Daermon.
Il avait fallu une courte nuit pour que l'Iida se prépare à la guerre et un jour devait encore passer avant que ses enfants ne connaissent le baptême du feu.
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Bayard de Richemont

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MessageSujet: Re: Aux frontières   Dim 4 Avr - 15:19

Un messager se présenta, épuisé, au palais ducal de Richemont. Il provenait de la baronnie d'Aibrechène, dont la situation semblait désespérée. D'après le contenu de cette missive, une armée barbare s'était massée à la frontière et, non content de piller les campagnes entourant le fief du baron, s'était alors entreprit à dresser un siège, cette fois-ci bien plus préparé que le dernier. La rumeur se voulait duale. L'on entendait déjà qu'Aibrechène était tombée, livrant ainsi une route pavée d'or jusqu'à Ephyne aux barbares. D'autres, plus optimistes, racontaient que la baronnie, malgré le siège, résistait jour après jour.

Devant cet important danger menaçant l'un de ses vassaux, le duc d'Ousbre se trouvait dans l'obligation d'agir. Il nomma alors son jeune fils, Pierre, capitaine de l'ost destiné à la défense d'Aibrechène.

Le duc se trouvait désormais dans l'attente de nouvelles des terres frontalières. Les rapports que son fils lui enverrait lui permettrait de penser à la politique à envisager, bien qu'un renforcement des frontières semblait de jour en jour une réelle nécessité.
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Ywellyn Aldradan
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MessageSujet: Re: Aux frontières   Dim 4 Avr - 17:44

Les hommes débarquèrent à l'ouest du lac d'Elliam. Alors que le soleil atteignait le zénith, les éclaireurs repérèrent une route à quelques lieues. Celle-ci s'enfonçait dans les collines et devait les conduire à Daermon. Les hommes se hâtèrent et en quelques heures ils parcoururent les dernières lieues jusqu'à la ville assiégée.
Quelques cadavres de paysans jonchaient la route, sans doute tués pendant qu'ils fuyaient vers la sécurité des murs. Les cultures étaient dans un piètre état, des chaumières avaient été incendiées. Rien que de très banal et le Baron ne s'en émut pas.
Les murs de la cité semblaient en bon état, la porte était à demi-fracturée mais restait fermée. La ville résistait donc encore aux barbares. Les éclaireurs revinrent peu avant la nuit. D'après leurs rapports, l'armée adverse dont on leur avait parlé se résumait à quelques centaines de cavaliers : entre cent cinquante et trois cent selon les estimations. Ywellyn fut atterré. On lui avait parlé d'une armée, pas d'une troupe de pillards un peu plus étoffée que la moyenne.

"Si Daermon ne peut pas résister face à quelques gueux, il ne faudra pas s'attendre à grand-chose de leur part." pensa-t-il.

Leur campement se trouvait à bonne distance de la cité, juché sur une colline. La décision fut prise d'attendre la nuit avant d'attaquer, permettant de donner répit aux soldats. Les barbares étant probablement au fait de leur présence, les hommes de l'Iida se tinrent sur leurs gardes en attendant l'heure de l'assaut.
A la tombée de la nuit, ils firent signe aux citadins assiégés à l'aide de torches enflammées selon un code Empersois semblable au sémaphore. Ayant reçu le message, les archers autochtones sortirent des murs et convergèrent avec les renforts vers le campement ennemi.

Les cavaliers s'élancèrent à la rencontre de l'armée, encaissant une volée de flèches maladroites en cours de route. Alors qu'ils fonçaient sur la troupe d'épéistes, ceux-ci reculèrent derrière un écran de lanciers. Vouges contre chevaux, le résultat fut fatal.

La bataille n'avait duré au total que quelques minutes et il fallut plus de temps pour dénombrer morts et blessés que pour faire la guerre. Cent vingt mort pour l'Iida, deux cent pour les barbares. Il avait fallu mille cinq cent soldats pour en venir à bout. Si tous les barbares étaient aussi durs à occire qu'eux...

"Faites porter une missive au Duc, qu'il sache ce qui arrive dans son fief... Laissez les cadavres des barbares ici, ce n'est pas notre affaire que de les enterrer ou les brûler. Dites aux hommes de se rassembler et de récupérer leur matériel, nous allons rentrer sous peu.

-Seigneur, ne vouliez vous pas vous entretenir avec le baron local ?

-Il est à Ephyne. Et je ne compte pas conclure d'accord avec l'Aibrechêne en son absence. Pour l'instant, il n'y a rien d'autre que nous ne puissions faire. Normalement, cette défaite va porter un coup d'arrêt aux offensives ennemies dans ce secteur, voire dans tout le duché. Les barbares savent à qui ils ont affaire désormais.
Mais je ne tiens pas à prendre de risques, je veux que l'armée regagne Edalwyn au plus vite. Nous avons gagné du temps mais cela ne durera pas.

-Le père Arundel demande le droit de célébrer une grand prière pour remercier Gaed qui nous a mené à la victoire."

Le regard du Baron passa de la dureté à la résignation, comme celui d'un père qui regarderait son fils devenir chaque jour plus abruti, sans qu'aucune médecine n'y change rien. Il congédia le capitaine.

"Oui...Qu'il aille donc rendre grâce au Seul vrai Dieu qui a si héroïquement triomphé de nos ennemis aujourd'hui."
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Mandred Thän
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MessageSujet: Re: Aux frontières   Dim 4 Avr - 19:35

Après une semaine de siège la menace fut donc écartée. Le capitaine Kordän, responsable de la défense du château, soupira de soulagement. Enfin une aide extérieure. Les ennemis avaient pour la plupart battu en retraite devant l'avancé des troupes Empersoises. Le manque d'organisation et d'un commandement cohérent fit le reste. Cependant il était prévoir que les choses n'en resteraient pas là.

Les cadavres ennemis virent leurs têtes tranchées et furent brûlés pour la plupart. Certains furent néanmoins conservés et pendu aux arbres alentours en guise d'avertissement. Les têtes furent mises au bout de piques sur les lieux de l'affrontement.

Un message fut envoyé à Ephyne ainsi qu'aux seigneurs Empersois pour prévenir de la situation.

A l'aube les troupes du Duc d'Ousbre et de Morbone furent en vue de la cité. Elles furent reçues et informées que le siège avait été brisé auparavant grâce à la promptitude d'un baron voisin. Ainsi le danger semblait écarté.. Pour un temps....
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Bayard de Richemont

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MessageSujet: Re: Aux frontières   Lun 5 Avr - 17:08

Les renforts envoyés par le duché d'Ousbre, menés par le jeune Capitaine Pierre de Richemont, ne rencontrèrent rien d'autre qu'une terre marquée par le passage de l'ennemi. Champs brûlés, villages pillés, cadavres reposant ça et là au soleil. Il n'y avait qu'à suivre du regard le nuage de corbeaux pour deviner le lieu ou avait été placé le charnier.

Arrivé en vue de celui-ci, le Capitaine de Richemont eut une moue de dégout. Les corps était encore là, mutilés, figés dans la pose provoquée par leur violent décès. Détournant le regard du spectacle, il fit appeler un sergent qui, quelques secondes plus tard, se présenta devant lui.

Le sergent Claudier, fidèle soldat de l'armée ducale depuis bientôt vingt ans, n'avait encore jamais eu tel capitaine. Cet homme, particulièrement jeune - il allait sur ses dix-neuf années - devait très certainement son grade à son sang et à son père, car il n'avait absolument rien d'un soldat. On le disait précieux, frèle, plus apte à danser la bassedanse qu'à fendre un crâne avec une épée. Son phrasé était ampoulé, sa voix, haut-perchée, et ses goûts vestimentaires, hors-normes. C'est ainsi que Claudier s'adressait à un homme dont la cotte de mailles s'était vue troquée contre un pourpoint de cuir bouilli soigneusement ornementé, et à l'épée plus lourde en pierreries que d'acier. Cet homme aurait pu aller à un bal, certainement pas à la guerre.

- Prenez deux de vos hommes avec vous et allez fouiller ce... désordre. Essayez de trouver quelque chose qui pourrait nous indiquer d'où viennent ces barbares, et à quels peuples ils appartiennent.

Les trois hommes revient, plus tard, sans grandes nouvelles à apporter. Finalement, l'ost se rendit à Daermon.

- Cette ville est un véritable trou à rat. Pensa à voix haute le fils du duc, alors qu'ils passaient sous les portes qui avaient, il y a peu, essuyé l'assaut barbaresque.

Pierre de Richemont exigea une chambre confortable pour se délasser. Ses troupes, laissés sous les ordres des lieutenants et sergents, seraient stationnées en ville. Le soir même, à la lumière d'une bougie, il écrivit une lettre à son très noble père.

Citation :
"Mon cher Père,

J'ai, comme il vous l'a semblé bon, pris le commandement de l'ost envoyé pour la défense de la baronnie frontalière d'Aibrechène. Qu'elle a été ma surprise de ne voir l'ombre d'un barbare ! Certes, la campagne a été allègrement pillée, mais la cité et son château ont tenu bon. D'après les maigres informations qui m'ont été rapportées, c'est un baron voisin qui organisa la chasse à l'ennemi qui, visiblement, ne semblait pas si nombreux, comme l'on aurait pu croire. C'est un grand déplaisir d'être ici, la ville est si pauvre ! J'ai, très cher père, le sentiment que vous me désavouez. Vous ai-je déçu d'une quelconque manière ?

Sur la question de la défense de cette baronnie, je ne pense pas utile que nous concentrions autant de forces ici, c'est pourquoi j'ai décidé de rappeler la majeure partie de l'ost à Richemont. Et, comme une troupe ne pourrait se déplacer sans capitaine, je l'accompagnerait dans son voyage, laissant la garnison aux bons soins du Lieutenant Frès.

Votre fils,
Pierre de Richemont. "

Une semaine plus tard, le capitaine de Richemont retourna à la cité ducale, ne laissant sur place qu'une bien maigre garnison.
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Ywellyn Aldradan
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MessageSujet: Re: Aux frontières   Sam 10 Avr - 17:23

Valerian Ybarra et ses hommes mirent pied à terre alors que des écuyers arrivaient pour conduire leurs chevaux à l'écurie. Après plus d'une journée en selle, les soldats fourbus se dirigèrent vers la taverne la plus proche où leur capitaine viendrait les retrouver une fois sa tâche accomplie.

De retour à Edalwyn après un mois d'absence, Valerian devait encore rendre son rapport au Baron avant de pouvoir profiter de son foyer. Il se dirigea vers le château et put entrer sans se faire annoncer. Visiblement, ses seigneurs étaient déjà au fait de son retour et l'attendaient.
Il les rencontra dans le salon qui servait de salle de discussion chez les Aldradan. L'unique fenêtre et les épais murs étaient, selon eux, le meilleur moyen pour tenir leurs discussions secrètes... même si les discussions en question étaient rarement d'une importance capitale. Cette méfiance confinant à la paranoïa chez ses maîtres l'amusa.
Le Baron le tira de ses pensées :

"Dites-moi, Capitaine, quelles sont les résultats de votre petite expédition ?

-Vous serez content, seigneur. Nous avons voyagé à travers les terres barbares du sud pendant une semaine. L'un de nos hommes s'est chargé d'établir une carte de la zone. Elle n'est pas très précise mais elle situe les hameaux et les villages que nous avons trouvés. J'ai tenu des notes sur ces parchemins avec la taille des villages, leurs défenses et leur population.

Une demi-douzaine d'entre eux sont des camps sédentaires et n'ont pour seule défense que des villageois. Quatre autres étaient de simples camps de bois où des bergers et leurs familles vivaient le temps de faire paître leurs troupeaux.
Après ceux-ci, nous avons vu quelques groupes semi-nomades ainsi que des hameaux plus grands et mieux défendus.

-Avez-vous pu déterminer d'où venaient les cavaliers qui attaquent nos terres ?

-Pas avec certitude. Beaucoup de barbares pratiquent l'élevage de chevaux dans ces terres et tous les hommes savent les monter. S'ils viennent effectivement des villages que nous avons référencés, ce peut-être n'importe lequel d'entre eux.
Nous avons aussi remarqué que ces gens s'entendent tous, même entre différents groupes ce qui nous fait penser qu'ils font tous partie d'une même ethnie ou du même rassemblement de tribus. Si un groupe a envoyé des cavaliers attaquer l'Iida, il a très bien pu être suivi par d'autres."

Le Baron eût un rictus :
"Ainsi ils sont donc tous coupables. C'est parfait, vraiment parfait...
Capitaine, allez prendre du repos avec vos hommes. Vous reviendrez avec eux demain, j'ai besoin de leur parler et de récupérer leurs impressions sur ce qu'ils ont vu. En attendant, je vous félicite. Grâce à vous, nous allons exterminer cette vermine."
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