Retrahant, Ere impériale


 
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 L'auberge d'après

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Fidéliaire

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MessageSujet: L'auberge d'après   Dim 15 Avr - 16:03

Il en avait vu des famines, des guerres. L'homme était devenu monstre, inceste, viol, destruction de masse. Ces terres étaient détruites, infertiles.
Mais que c'est-il passé ?
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Tyrania



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MessageSujet: Re: L'auberge d'après   Lun 16 Avr - 14:51

Le temps avait coulé comme le sang au travers des plaies de l'humanité. Ses poussières avaient recouverts les cimetières, champs de batailles. Les royaumes avaient été engloutis et les empires retombé au rang de légendes anciennes. Nul ne se souvenait plus des temps anciens, de ces périodes prospères où les gens pouvaient encore rêver de paix.
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Fidéliaire

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MessageSujet: Re: L'auberge d'après   Mar 17 Avr - 22:30

Ce qui reste de ce lieu est pauvre et dépeuplé. Il ne reste plus rien qu'un homme puisse attendre ici.
Ce bar, ce lieu qui devient peu à peu ma demeure, est souillé par une bataille. Du sang a coulé ici. Les verres poussiéreux sont au sol, les chaises et les tables sont brisés, la faute au glaive.
Je suis un survivant de Retrahant, un survivant de l'apocalypse.
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Tyrania



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MessageSujet: Re: L'auberge d'après   Mer 18 Avr - 0:00

La vie était réduite a sa plus bestiale version. Les villages transformés en places fortifiées, les femmes et les enfants se terraient comme des lapins, les hommes se battant encore et toujours pour défendre leurs familles, leurs terres et leurs biens.
Dans ce chaos total, une auberge survivait, anciennement lieu de festivités et de boissons, elle était désormais le lieu de rencontre de bandits de grands chemins, seuls êtres ayant le courage et le pouvoir de se déplacer librement.

Attablée sur ce qui avait été une table de banquet, une figure encapuchonnée attendait.
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Ticlem

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MessageSujet: Re: L'auberge d'après   Mer 2 Mai - 0:38

En un demi-siècle seulement, tout le continent semblait avoir été recouvert par le voile opaque du chaos, de la destruction, de la mort. Certains disaient que les graméens avaient jeté un sort sur les gaëdiens, espérant par là que le monde ne devienne aussi noir et pestilentiel que leurs marais. D'autres croyaient en une punition de Gaëd qui voulait corriger les illuminés du Ciran et du Beilan. Enfin, certains pensaient que l'Orbe Rouge des Orcumiens était à l'origine de tout ce mal et que les El'Ria détenaient cette arme diabolique aux confins du désert en lieu sûr. Mais tous s'accordaient sur une chose : le monde était devenu un terrible prédateur.

Tous les jours, des hordes de barbares s'attaquaient aux rares convois marchands, à des petites bourgades sans défense, pillant et tuant pour leur survie. L'Empersiste était devenue une terre d'asile, tout Retrahant cherchait à rallier Ephyne et sa piètre sécurité, comptant sur les immenses armées empersoises pour faire fuir les brigands. Mais face à une telle immigration, le brigandage s'était intensifié, la famine et la peste étaient devenu le lot quotidien des populations regroupées dans des quartiers insalubres.

Rares étaient ceux qui pouvaient bénéficier du réconfort d'une taverne tant le pris de l'alcool était devenu cher. Ainsi, ce vieillard à la barbe immaculée jaugeait du regard les quelques téméraires qui, comme lui, avaient encore de l'argent à dépenser ici. Il buvait pour eux, il buvait pour lui ; il buvait car cela pouvait être sa dernière fois.
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brecheflamme

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MessageSujet: Re: L'auberge d'après   Mar 5 Juin - 15:22

L'homme regarda sa cuisse gauche entourée du bandage de fortune qu'il avait fait hier.

Hier...

En fin de journée il avait été attaqué par 3 loups noirs. Cette attaque était inimaginable il y a encore quelques années. Des loups avaient attaqués des hommes dans un quartier de la ville.
Non seulement les hommes crevaient de faim mais les animaux aussi. Il fallait vraiment que ca aille mal pour que des predateurs aient le culot de rentrer dans l'enceinte de la ville.
Toute une meute. Toute une meute avait surgit de l'ombre pour attaquer la caravane. Les hommes c'etaient defendus et avaient tuer les carnivores mais il y avait eu des degats dans les rangs des femmes et des enfants.
Lui avait été mordu par un grand loup. Il l'ait tué avec un grand coup d'épée courte sur la nuque.
Ce n'etait plus de son âge et etait las de ce monde.
Il voulait une seule chose. Se reposer. Attendre et boire. boire et ne plus penser.
Ne plus penser aux maladies, aux morts et au vent.
A ce putain de vent...

Le vent de la mort comme disaient certains.
Ce vent qui avait commencé a souffler il y a bientot un an et qui n'epargnait personne.
Il venait du Sud et le vent était brulant. Il soufflait à la nuit tombée durant seulement quelques minutes mais n'epargnait aucune contrée.
Les gens n'etant pas protégé directement mourraient subitement en quelques minutes.
Les gens ont d'abord parlé de coincidences, mais quand au bout de plusieurs semaines les mêmes faits se produisirent encore et encore ce fut la panique.
Certains religieux parlèrent d'une vengeance des dieux. Plusieurs processions religieuses se firent dans tout les pays avec le meme effet. Les cadavres des pretres étaient retrouvés le lendemain en pleine rue ou en rase campagne.
Les gens ne sortaient plus la nuit. Ils se barricadaient.
Plus personne n'avait de nouvelles venant d'Aevenspir. Ils devaient se cacher dans leurs montagnes. Ou alors étaient tous morts.
Tous morts...
C'est bientot notre lot à tous pensa t'il
Et il bu une longue gorgée.
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Tyrania



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MessageSujet: Re: L'auberge d'après   Dim 8 Juil - 19:54

Elle détaillait les personnes présentes dans l'auberge, tous étaient attablés en silence et peu ou pas de discussions s'élevaient dans l'ambiance tendue de l'auberge. Elle savait bien pourquoi. En ces temps de misère, tout revenait à la même raison. Sa fuite. Son commerce ignoble devenue peu lucratif. La mine des mauvais jours des êtres éparts attablés autour d'elle. Personne ne savait réellement pourquoi et nul ne voulait vraiment savoir. Tout était pourtant lié.

Elle en avait vu des auberges comme celle-ci passer de la bonhomie joyeuse et l'ivresse bruyant à ce état de vie amorphe qui n'était ni bon pour le moral ni pour les affaires. Les siennes encore moins. Elle en avait vu des pauvres diables pendus dans leurs chambres d'auberge, des corps mutilés sur le bord des routes. Des femmes, des enfants, quémandaient pour leur survie. Mais plus personne n'avait rien à donner. Plus personne ne se souciait de regarder ses voisins. Ils avançaient tous au milieu de ce putain de chaos qui allait bien tous les achever.

Elle releva la tête en entendant la porte de la taverne s'ouvrir et se refermer. Une pauvre clochette qui avait servi naguère à annoncer la venue des amis sonna dans le silence accablant de la salle. Le courant d'air froid qui accompagna l'entrée d'une énième silhouette encapuchonnée charia des flocons de neige qui n'avaient rien de féeriques. L'assemblée frissonna. Elle pensait déjà au retour à la maison, dans ce vent glacial. Les mains se resserrent autour des chopes, en quête de chaleur et de réconfort.

L'homme, puisqu'il s'agissait bien de cela, se dirigea directement vers la plus frêle des personnes attablées. Il savait ce qu'il cherchait. Ou plutôt qui il cherchait. Lorsqu'il s'assit à sa table elle ne put s'empêcher de frissonner. Elle savait qu'elle allait avoir des ennuis tôt ou tard. Elle avait choisi la confrontation ici et maintenant. Peut-être qu'un de ces pauvres bougres allait lever la tête et l'aider si quelque chose tournait mal.

"Tu as ce que je t'ai demandé?
- Bien sûr que non. Comment veux-tu que je me procure un tel objet par les temps qui courent. Plus personne n'a besoin de mes services, et surtout pas ceux qui pourraient posséder ce que tu m'as demandé. Je t'ai dit que je te le fournirai quand je l'aurai. Ma parole devrait te suffire.
- Je sais ce que vaux la parole des gens comme toi. Il n'y a que la menace qui vous fait avancer.
- Je ne sais pas qui tu as rencontré avant moi, mais sache que moi, je respecte ce que je suis et les clients qui viennent me voir. Ma parole devra te suffire. Tu auras ce que tu m'as demandé. Sois patient
- Ne me donne pas d'ordre, chienne. Rend-moi mon argent, je vais m'adresser à quelqu'un d'autre.
- Tu sais très bien que je n'ai plus ton argent alors calme-toi. Personne n'est plus habilité à faire ce que tu attends de moi que moi. Tu devras te contenter de ma personne."

L'homme s'énervait de plus en plus tandis que la jeune femme qui lui faisait face restait calme et parlait d'une voix ferme et posée. Il tapa soudain du point sur la table, renversant une partie de la chope de sa compagne. Il se leva et pointa son doigt vers elle, attirant tous les regards vers eux.

" Je vais te faire ravaler ta langue sale pute. Tu vas me rendre mon argent et je te laisserai peut-être la vie sauve.
- Assied-toi. Tout le monde te regarde tu es ridicule. Tu sais très bien que je suis la meilleure, c'est pour ça que tu as fait appel à moi. Ne me fais pas l'insulte de me sous-estimer, j'en ai tué pour moins que ça, et dis-toi bien que si tu as encore ta langue en ce moment, c'est uniquement parce que nous avons un marché et que tant que tu es mon client, je te respecterai et je ne te tuerai pas. Mais crois-moi bien, dès que nous aurons soldé notre affaire, si je recroise ta route, je te tuerai sans hésitation pour l'insulte que tu viens de prononcer. "
L'homme se rassit, plus pâle que l'instant d'avant. La colère toujours visible sur son visage. Sa respiration était haletante et ses poings serrés sur la table.

"Maintenant ne me fais pas croire que tu es un idiot fini et que tu ignores tout la situation dans laquelle les royaumes sont plongés. C'est le chaos dehors. Je te dis, j'aurais ce que tu m'as demandé. Dis-toi que plus je mets de temps, plus longue est ta vie.
.
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