Retrahant, Ere impériale


 
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 La lame de la trahison

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Armand de Rigwald

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Localisation : Rigwald, Duché d'aquilon, Empersiste.
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MessageSujet: La lame de la trahison   Lun 28 Juin - 3:40

Plusieurs saisons s'étaient déjà écoulées depuis que les forces du seigneur Krisken de Rigwald sous les ordres de son fils Armand, avaient été affectées à la défense d'Ephyne. Plusieurs saisons durant lesquelles, soldats et chevalier, tout comme le jeune seigneur, avaient jouis et apprécié le faste de la capitale, ses courbes généreuses, ses vices, ses promesses. En vérité, tout semblait ici avoir été conçu pour flatter l'œil et l'âme.

Pourtant, l'idylle devait prendre fin. Aucune des forces de Rigwald n'avaient semble t'il été préparées à se à quoi elles furent confrontées en cet hiver de l'an de grâce 701. Le jeune Armand avait il été fou ou simplement naïf?
Quoiqu'il en soit dès les premiers combat, ses humeurs changèrent, il se fit plus réservé, plus prudent et aussi plus colérique. Au fond de lui il savait, bien qu'il voulu le nier, les ennemis de l'Empereur étaient nombreux, trop nombreux. La capitale tomberaient et avec elle toutes ses richesses, toute sa superbe, et cela, il ne pouvait s'y résoudre.

C'est ainsi, qu'au printemps de l'an 702, contre toutes attentes, le seigneur Armand de Rigwald, à la tête des dernière force défensives d'Ephyne, prit les armes contre l'Empereur.
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Serlon d'Orilly
Mon cul sur ton trône.
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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Lun 28 Juin - 3:53

Lorsque le procès pour assassinat sur la personne du duc d'Ousbre a retenti, la fin de la Garde Impériale sonna. Les hommes qui entouraient l'empereur n'étaient plus que des vassaux de la première heure, des chevaliers venus de Smaragd tout spécialement pour assister et conseiller Serlon d'Orilly. Hélas, les chevaliers meurent, et les conseillers conseillent parfois mal. Avec les guerres qui s'ensuivirent, les fidèles autour de l'Empereur s'amenuisèrent, et de plus en plus, on vit des hommes d'Aquilon prendre leur place. C'était la grande période du nord, ce duché qui s'était allié avec Serlon Ier pour recouvrer une puissance qu'il n'avait peut être jamais connu.

Et pour cause, le beau père de Serlon Ier, Bulwaël le duc d'Aquilon, avait été nommé connétable, rang militaire suprême au sein de l'Empire. Hélas, les rebelles se multiplièrent autour de l'empereur, et bientôt, la plupart des troupes régulières d'Ephyne furent occupées à des guerres extérieures, ou simplement tués dans les multiples batailles qui déchiraient les terres de Dieu. C'est ainsi qu'Armand, fils du seigneur Krisken d'Aquilon, s'était dévoué à la protection de la capitale.

Bien sûr, au bout d'un moment, la vertu se transforme en vice dans la cité impériale, et Armand connut l'envie. Il fallait dire que le faste de la capitale était bien différente de l'âpre existence des seigneurs frontaliers. Aussi, un jour que l'Empereur ruminait ses défaites et ses guerres, une douzaine d'hommes menée par Armand de Rigwald s'introduisit dans les appartements de Sa Majesté Impériale.
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Armand de Rigwald

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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Lun 28 Juin - 4:45

Armand, se retrouvant face a l'empereur eut un léger rictus.

Messire, dit il en hochant la tête, je repensais a mon père, l'auriez vous seulement vu, bouffi de fierté, se pavaner comme s'il avait rajeuni de vingt ans alors qu'il m'ordonnait de prendre les armes pour défendre l'Empire, l'Empereur. Si fier, si arrogant, si vous aviez seulement vu cela, vous ririez avec moi.

Que pouvait t'il bien voir en vous qui ait fait naitre tant de joies et d'espoirs? Moi je ne vois rien. Rien d'autre qu'un vieillard sénile et tremblotant, rien d'autre qu'un mourant qui s'ignore. Et pourtant, et pourtant un personnage si puissant que sa chute entrainera celle de son empire, un empire fait de sables, balayé par le vent de la discorde.
Car au final qu'avez vous fait, messire? De votre règne nous ne retiendrons que les traitres. Maudissez donc vos ennemis, maudissez vos alliés, maudissez vos faiblesses, maudissez votre destinée.

S'approchant de l'empereur, une dague à la main, et chuchotant :
"Messire, ... Empereur, vous n'êtes plus."
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Bayard de Richemont

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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Lun 28 Juin - 17:05

Le sac d'Ephyne par les troupes d'Aquilon du assurément semer le chaos dans la cité. Ceux qui la veille s'étaient élevés comme les défenseurs de l'Empire et avaient affronté et défait les montagnards de Sévignac dégainaient désormais leurs armes contre la milice impériale. On raconta alors que l'incendie qui s'en découla fut visible à plusieurs lieues à la ronde, et il fallu être aveugle pour ne pas le repérer. Les éclaireurs d'Ousbre qui, quelques jours avant, avaient pris position dans les bourgs d'Ephyne et avaient opposés plusieurs rixtes aux loyalistes de Serlon furent épouvantés par le spectacle qui s'offra à eux, de dizaines de milliers d'empersois déportés sous lourde garde, d'une cité-mère en flammes, sans pourtant la moindre trace de siège ou d'armée ennemie.

Les troupes de l'Ousbre s'apprêtaient quant à elle à monter un siège aux pieds de Srinagor, ville mère du Vicomté de Srytie, mais l'annonce du sac d'Ephyne força le haut commandement d'Ousbre a renoncer à cette entreprise pour prendre la route d'Ephyne.

Malheureusement, les hommes de l'Ousbre arrivèrent trop tard pour épargner à la Belle cet outrage, et c'est une Belle forcée, à genoux et exangue qui s'offrait à l'Ousbre. Elle était nue et sans défense, et ses gens encore hagards du terrible évènement qui les avait frappé. Les armées d'Ousbre entrèrent l'arme au fourreau dans les rues de la capitale. Le message était clair ; il était grand temps de rétablir l'ordre et la discipline en ces lieux, et c'est l'Ousbre qui s'en chargerait.

Le Quartier Général des armées élu domicile à l'Hôtel ducal d'Ousbre d'Ephyne. D'ici, les troupes furent déployées dans la cité. Il fallait éteindre les incendies, faire taire les émeutes et les pillages, sauver ce qui pouvait l'être... Et mettre la main sur la noblesse Serlonienne encore présente à Ephyne. Il était grand temps pour eux de changer d'air.
A l'extérieur de la cité, aux pieds des murs, le gros de la troupe dressait un campement. On creusait des tranchées pour se prévenir d'une attaque de front et on commençait à envoyer les éclaireurs dans la campagne.

Ousbre occupait militairement Ephyne, et il était désormais clair qu'elle ne laisserait pas le trône au premier coupe-jarret venu. Quant au Duc lui-même, des rumeurs assurant son arrivée imminente à la Belle pour coordonner avec plus d'efficacité les troupes ne semblaient pas se démentir. Restait à savoir comment la population, meurtrie, allait accepter la présence d'une armée en ses murs. Mais la réputation de l'Ousbre comme défenseur de l'Empire restait-elle encore à faire ?
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Tiphaine de Nagor

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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Mar 29 Juin - 1:12

Les rumeurs disant que c'est à Ephyne que le Duc d'Ousbre se trouvait, se fut dans la capitale empersoise qu'un des chevaliers de Styrie se rendit. Il était porteur d'une missive pour le Duc.

Duc d'Ousbre,

Sachez que je n'ai pas apprécié que ma quiétude soit troublée par vos troupes tentant veinement de faire tomber la porte d'enceinte de ma cité. Sachez également que voir les champs de Srinagor brulaient, menaçant mes vilains de famine dans les saisons futures, m'offusqua.

Le fait, que vous ne m'écrivez pas pour justicier cette agression, me fit juste penser que vous n'avez que peu de respect à mon égard. Ce qui est regrettable. Néanmoins, je serais intéressée cependant de connaître vos motivations.

Je viens donc par la présente, avec peu d'illusion, demander un dédommagement. Un qui vous couvrirait d'honneur serait d'intervenir auprès de celui qui règne à Sévignac pour faire libérer ma belle-soeur, femme de l'empereur et fille du Duc d'Aquilon. Ne niez pas que vous avez des relations avec ce dernier, ma sentinelle qui resta longtemps dans cette ville me rapporta nombreux des mouvements de vos armées.

Tiphaine de Nagor
Vicomtesse de Styrie


Le pauvre envoyé ne revint jamais à Srinagor pour une raison que Tiphaine ignora.
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Bayard de Richemont

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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Mar 29 Juin - 1:48

Monter la garde en tant de guerre était quelque chose d'éprouvant. Il ne fallait pas seulement se tenir là, les yeux ouvert. Le calme constant, qui pouvaient s'écouler des heures et des heures sans entrevoir la moindre menace, ne nécessitait toutefois pas moins de trempe. Frans entamait sa sixième heure de garde sur cette potion nord du camp Ousbrien entourant Ephyne. Il se rappelait leur arrivée ici. Les forces de l'Ousbre s'était retranchés autour de la cité de façon à prévenir toute attaque venant de l'extérieur, et les généraux s'étaient installés à l'Hotel d'Ousbre, dans le quartier Noble. Cela faisait désormais quelque semaines que l'Ousbre occupait Ephyne. Elle l'avait investi peu de temps après la fuite des pillards qui l'avaient mis à sac, et avait eu fort à faire pour rétablir l'ordre, tout d'abord méprisée par la population, certaines poches allant jusqu'à lui opposer une résistance féroce que les forces de l'Ousbre eurent à mater.

Le calme revenant, une commune se forma à Ephyne, formé de nobles et autres personnalités, et présidée par le Capitaine de l'armée d'Ousbre. On racontait que le Duc lui-même se rendait à Ephyne. Et c'était vrai. Récemment, le Duc était arrivé à Ephyne pour prouver sa bonne volonté et son désir de protéger la Belle et ses habitants.

Mais le vieux Duc n'était plus que l'ombre de lui-même. Affaibli tant physiquement que moralement, il s'était retourné vers la prière et les dettes d'honneur, et avait poussé tout le duché à la guerre contre Serlon, dans un dernier élan. Maintenant maître précaire d'Ephyne, il ne savait que faire. Devait-il continuer la guerre contre les féaux de l'Empereur déchu, ou prôner la paix ?

La décision semblait déjà avoir été prise avec le Marquis Keoren de Shekeriin, avec qui il avait eu de violents échanges épistolaires. Pour le reste, c'était confus. Bayard misait sur un rappel en masse des forces de l'Empereur défunt ici, en Empersiste, pour venir le briser, à Ephyne. Il aurait pu tout aussi bien lever le camp et rentrer à Richemont, protégé par ses solides murailles. Mais cela aurait été abandonner le peuple dans sa misère, cela aurait été contre l'honneur.

Frans fut soudain tiré de sa rêverie passagère par une solide poigne se posant sur son épaule. Une froid rauque qu'il connaissait bien lui souffla quelques mots.

- Un cavalier approche. J'vais voir de plus près. Prends ton arc.

L'homme d'armes s'approcha a petit pas du cavalier qui, à son tour, ralentissait l'allure. Il portait une bannière aux couleurs de la Maison de Sritye. Puis l'Ousbrien trébucha, et Frans paniqua. Le cavalier venait-il d'abattre son frère d'arme ? Nous étions au crépuscule, mais Frans en était persuadé. Les ordres étaient clairs ; l'ennemi allait venir ici chercher l'ultime affrontement. Frans décocha sa flèche, qui fusa jusqu'à sa cible. Le cavalier sembla vacciller un instant avant de lâcher la hampe de sa bannière et s'écrouler sur le côté. Dans le même instant, la voix rauque de Gregor résonna.

- Mais tu es fou ! T'as tué un émissaire bougre d'imbécile, le sergent en a fait pendre pour moins qu'ça !

L'agitation attira rapidement l'attention de la troupe, et des officiers. On traina le corps sans vie du cavalier dans les retranchements de l'Ousbre pour constater le triste spectacle. On y découvrit une missive cachetée, que l'on mena au Duc.

Aux côtés du Duc siégeait Léonidas de Sévignac, fils du sire Vertignol et commandant de l'armée de montagnards qui fut défaite devant Ephyne. Il avait été fait prisonnier durant la bataille, et avait chu dans les geôles de ses ennemis. Mais avec le sac d'Ephyne et la fuite des pillards, il avait tout simplement été abandonné là, à son sort, et libéré par les troupes de l'Ousbre. Il tranchait net avec le Duc. Si grand et imposant, à côté d'un Duc vieux et maladif.

On parla beaucoup cette nuit. Au lever du soleil, le vieux Duc fit mander un cavalier, à qui il livra une caissette et une missive cachetée. Il devait se présenter à Srinagor avec la plus humble des attitudes et délivrer ces deux choses à ses dirigeants.


"Vicomtesse,

Sachez tout d'abord que je déplore la perte de votre messager et que, même si les mots et l'or ne sont que peu de choses, j'insiste pour faire don de la somme qui vous ait remise à la famille du défunt. La guerre est chose qui avilit les hommes et mes propres soldats commencent à souffrir de ses affres. Cette erreur est terrible car elle ternit cet élan diplomatique que vous m'avez pourtant offert.

Pour les réponses à vos questions, sachez qu'Ousbre est en guerre, ou plutôt, était en guerre contre Serlon d'Orilly. Or, l'on pouvait vous compter parmi ses suivants. Lors du dernier conflit armé, j'ai pêché par compassion, voyant mon duché sérieusement affligé par la guerre car je n'avais su prendre les décisions armées qui s'imposaient. J'ai, cette fois-ci, décidé de prendre les devants, plutôt que de subir l'assaut. Toutefois, entre temps, Serlon est mort, et l'affrontement que je redoutais tant pourra peut-être être évité pour le bien de tous.

Enfin, Vicomtesse, pour ce qui est de votre exigence, sachez que j'ai déjà fait les démarches visant à assurer la libération de votre belle-soeur, et que j'en ai déjà informé le Duc d'Aquilon. Mais ne croyez pas que je dispose d'un pouvoir sans partage sur le sire de Sévignac. Il cultive l'indépendance, et je ne puis qu'essayer de me porter garant de votre cause.

Mais vous, Vicomtesse, que dois-je craindre de vous ? Votre chien de chasse, le Marquis de Shekeriin, est prompt à aboyer insultes et mensonges pour ternir l'honneur d'une illustre famille. C'est une chose que je ne puis mettre de côté désormais.

Bien à vous,
Bayard de Richemont, Duc d'Ousbre.
"


PS : Je demande à Entité de retirer 1000 retrahs de mon compte et de le transférer à celui de Tiphaine de Nagor.
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Tiphaine de Nagor

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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Mar 29 Juin - 2:41

La Vicomtesse apprécia la missive du Duc. Elle se rappela qu'il avait eu également un geste noble, lorsque plusieurs années, auparavant il avait prit Hotgür lors de la première guerre opposant les deux duchés d'Empersiste. Elle ne put donc s'empêcher de penser qu'elle devait réévaluer son jugement à son égard.

Elle décida de renvoyer une missive en espèrant que son émissaire reviendrait sain et sauf.

"Duc Bayard de Richemont,

Je tiens tout d'abord vous signifier que votre geste me touche. Maintenant, permettez moi de répondre aux différents points que vous soulevez.

Tout d'abord, comme vous le savez, je suis une vassale du Duché d'Aquilon. Le vicomté de Srityre en fait désormais parti. En conséquence, je me plierais au choix de mon beau-père, le Duc d'Aquilon, sauf bien entendu si les intêrets propres de mon Vicomté sont menacés.

Concernant feu notre dernier Empereur, je me permets de vous dire que vous avez fait une erreur de jugement, je n'ai jamais été une de ses suivantes, bien au contraire. C'est d'ailleurs pour cette raison que je suis intervenue très tardivement dans la campagne menée contre le Comté de Salvine. Mes armées n'y ont d'ailleurs strictement rien fait, mis à part une visite succinte ce qui a d'ailleurs frustré mes officiers.

Vous avez une étrange qualification concernant le Marquis Keoren. Il n'est nullement mon chien de chasse. Je vous avoue cependant que les relations entre le Vicomté de Srytie et le Marquisat de Sheker sont importantes à mes yeux. Il est un allié précieux et un homme que je considère. D'ailleurs, vous devez avouer qu'il n'est pas plus désobligeant que le dénommé Vertignol, un de vos alliés, il me semble, qui tel un brigand de grand chemin attaque mes troupes escortant une gente dame et qui, en plus, la prend comme otage.

En espèrant que vous obtiendrez la libération de ma belle-soeur,

Cordialement,

Tiphaine de Nagor,
Vicomtesse de Sritye"













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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Mar 29 Juin - 12:52

Les événements tragiques s'étaient multipliés dans les domaines royaux et Ephyne avait été l'épicentre de toutes les catastrophes. Le peuple avait été décimé par l'un des seigneurs qui, pourtant, avait gagné grâce à ses yeux en le protégeant, avec les armées d'Aquilon et de l'empereur. Hélas, Armand de Rigwald, plutôt que de continuer à servir son seigneur, pensa profiter de la situation. Les armées impériales étaient en charpies et celle de son suzerain, le duc d'Aquilon, étaient reparties sur les terres de Bulwaël pour protéger ces dernières d'ennemis trop nombreux. Ainsi, profitant de son avantage numérique, il poignarda l'empereur avant de mettre à sac la capitale. De longues journées de pillage commencèrent et, si de nombreux réfugiés réussirent à s'échapper dans la campagne, il partit avec l'or des palais impériaux et des bourgeois, ainsi qu'un nombre incroyable d'esclaves.

Commença alors le chaos sur les domaines royaux. La plupart des Ephynois, vivant comme des animaux sur les terres avoisinant la capitale, n'hésitaient plus à attaquer les marchands et piller les fermiers pour un grain de blé, un quignon de pain. A l'intérieur de la cité impériale, le pillage était aussi devenu sport territorial, jusqu'à ce que le duc d'Ousbre n'arrive. Certes, ce dernier réussit à stabiliser la capitale, mais la défiance était grande chez les Ephynois, et elle se transforma vite en haine.

Serlon Ier était un personnage assez apprécié de son vivant. On se rappelait de sa répression du coup d'Etat tenté par le comte de Salvine mais également des distributions de blé qu'il avait organisé alors qu'il n'était que comte de Smaragd. De plus, alors que les Gardiens se rendaient impopulaires en engrangeant des impôts excessifs (que le comte de Smaragd avait lui-même ordonné), il les mit en prison et s'imposa en tant qu'empereur. De nombreux autres faits lui donnèrent grâce aux yeux du peuple, qui l'appréciait sans plus.

Mais s'il était apprécié de son vivant de façon modérée, sa mort lui offrit une aura légendaire. Le pouvoir spirituel du Saint Père, depuis son exil en terre ennemie, avait créé un vide dans la vie religieuse des Ephynois, qui se tournèrent donc vers l'Empereur, bras armé de Gaed, et ce, notamment depuis sa mort en martyr. Ce regain de popularité post-mortem servait également de symbole à la résistance contre la tyrannie militaire du duc d'Ousbre, qui avait attaqué, quelques saisons plutôt, une armée impériale, et qui, pis, était accompagné par l'ancien commandant de l'armée du nord qui avait essayé d'abattre Ephyne, le fils de Sévignac, celui-là même qui retenait captive l'impératrice.

Quant au duché d'Aquilon, le peuple se méfiait de lui, à cause d'Armand le Traître, bien entendu, mais le duc d'Ousbre, du fait de la présence de ses armées et la mauvaise compagnie qu'il acceptait auprès de lui, servait d'exutoire aux habitants d'Ephyne qui, pour les plus hardis, jetaient des cailloux sur les patrouilles, se cachant dans les ruines et les selliers abandonnés.

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Vertignol de Sévignac
Trop modeste pour être très fier.
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MessageSujet: Re: La lame de la trahison   Mer 30 Juin - 3:54

Ainsi donc, il était libre ? La surprise pouvait se lire sur le visage de Léonidas quand il entendit ces mots prononcés par un soldat qu'il reconnut comme étant aux ordres du duc d'Ousbre. A l'issue de la défaite des Sévignois, il avait reçu un mauvais coup sur la tête et avait sombré dans l'inconscience pour ne se réveiller que bien plus tard, dans un cachot du palais d'Ephyne. Il pensait bien ne plus revoir la lumière du jour, après une telle défaite. Pourtant, lorsqu'il quitta les geôles du palais, ce n'était pas pour monter à l'échafaud, mais bien pour savourer une victoire plus qu'inattendue. L'attaque des montagnards avait apparemment permis à leur allié le Duc Bayard de s'emparer de la capitale, et cela compensait quelque peu la perte de l'armée de Sévignac.

"Amusant", pensa-t-il, "Je n'aurais jamais cru que la victoire avait un goût si... amer."

Après être sorti du palais, en jurant de ne plus jamais être mis dans un cachot, il demanda à ses secoureurs où était le duc d'Ousbre, à qui il devait bien des remerciements.
Sa marche à travers Ephyne, accompagné d'hommes du Duc, lui fit constater l'ampleur de l'influence de Serlon. Léonidas en était proprement abasourdi : le peuple pouvait certes être facile à berner, mais la haine des Ephynois semblait être de nature divine. Ils avaient souffert, et peut-être cela justifiait-il les quelques pierres qui le visaient alors qu'il hâtait le pas, mais même la présence d'hommes d'armes ne pouvait les calmer. C'étaient des bêtes fauves, des chiens ayant perdu leur maître.

Il pressa donc le pas jusqu'à atteindre le campement du Duc, en-dehors de la cité, désireux de lui présenter ses remerciements.
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La lame de la trahison
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